Supervision et analyse des pratiques
La juste présence
Un espace de reprise et d'élaboration pour celles et ceux dont la clinique engage. Demeurer pleinement présent à son patient sans s'y perdre : c'est là tout l'enjeu de la supervision telle que Be & Rise la conçoit.
Engager un échange
Notre approche
La clinique engage celui qui la pratique
Écouter, contenir, accueillir ce qu'un autre traverse mobilise la personne tout entière, et non ses seules compétences. À recevoir sans relâche, le praticien s'expose à voir vaciller ses repères, sa distance, parfois lui-même.
Certaines situations cliniques pèsent lourd : la souffrance massive, la détresse qui ne cède pas, l'agressivité, la menace de rupture, la confrontation à la mort ou au traumatisme, la répétition de l'échec là où l'on voudrait aider. Ce que le patient traverse vient résonner en celui qui l'accueille, parfois avec une intensité qui déborde.
S'y nouent des mouvements transférentiels et contre-transférentiels, des identifications, des résonances avec sa propre histoire. Ces processus sont à l'œuvre en permanence, que l'on ait été formé ou non à les nommer, et ils demandent à être repris.
La supervision n'est ni un confort ni une formalité. Elle est la condition d'une clinique tenable et juste.
Espace tiers et confidentiel, elle soutient le praticien, élabore la pratique et veille à la qualité de ce qui se transmet au patient, en reprenant les situations rencontrées, les positions adoptées et ce qui se joue, en deçà, dans la relation.
La juste présence
On n'accompagne jamais plus loin que là où l'on est allé soi-même
Le risque est connu de tout clinicien : se laisser prendre dans ce que le patient dépose, glisser dans l'identification, répondre depuis sa propre histoire plutôt que depuis une position tenue. Le contre-transfert n'est pas un parasite à neutraliser ; c'est un instrument de travail, à condition de pouvoir le repérer et l'élaborer plutôt que de l'agir à son insu.
Or un écueil demeure, rarement nommé : le superviseur lui-même peut se trouver pris dans la problématique du praticien, et perdre à son tour le recul nécessaire. C'est précisément ce que la triangularité du binôme vient déjouer. Là où le face-à-face reconduit parfois la dyade qu'il prétend éclairer, la présence de deux regards articulés tient ouvert l'espace tiers, et désamorce les résistances.
Nous ne disons pas au praticien ce qu'il devrait faire. Nous allons le chercher au fond, d'une parole franche et sans complaisance, pour qu'il se décentre et saisisse ce qui se joue en lui. La visée ne varie jamais : demeurer pleinement présent, tenir la juste distance, et servir ce qui seul importe, le patient et ce qui l'amène.
Deux réalités d'exercice
En institution, en libéral : deux configurations distinctes
Exercer en institution.
Le praticien n'est pas seulement clinicien : il occupe une place dans une institution, prise dans ses logiques propres. La supervision permet d' articuler la fonction clinique et la position institutionnelle, de tenir sa place auprès des équipes et des directions, et de reprendre ce qui se joue dans cette double appartenance.
Exercer en libéral.
Ici, l'épreuve est celle de la solitude de la pratique. Seul face au patient, sans le tiers d'une équipe ni l'étayage d'une institution, le praticien est plus exposé encore. La supervision devient ce tiers nécessaire, qui préserve la lucidité, soutient la position et garde vivante la justesse de la présence.
Le cadre Be & Rise
Un binôme, une lecture structurale, un cadre confidentiel
La supervision se conduit en binôme: un psychologue clinicien et un spécialiste des sciences comportementales. L'un travaille la structure et ce qui se joue en profondeur, l'autre l'observable et l'interactionnel. De leur articulation naît la triangularité, qui élargit le champ, affine la lecture et soutient l'élaboration. C'est une manière de superviser que nul autre n'a mise en œuvre.
Notre travail se déploie sur deux registres rarement tenus ensemble: l'élaboration théorique et la reprise en situation. Le praticien ne réfléchit pas seulement sa pratique à distance ; il la travaille au plus près de ce qui s'y éprouve.
Là où l'on s'en remet souvent à la seule intuition, nous disposons d'une assise rationnelle. Le CSCI® donne à lire le mode de fonctionnement structural du praticien ; et lorsqu'il n'est pas passé, notre système de cotation permet d'en saisir l'architecture interne et comportementale. Cette rigueur s'inscrit dans l' Ingénierie Avancée des Interactions Humaines (IA-IH), le cadre conceptuel propre au cabinet.
La supervision se mène en individuel comme en groupe. Tout commence par un temps d'évaluation : nous n'engageons le travail qu'avec celles et ceux en mesure d'y entrer pleinement. La confidentialité est absolue, structurelle, sans réserve.
100%
Satisfaits, avec un effet réel sur la pratique
100%
Recommandent la supervision
99%
Tiennent le binôme pour déterminant
En équipe
Reprendre ensemble ce qui se joue dans la pratique
Là où la supervision travaille le praticien et sa position, l'analyse des pratiques interroge le geste clinique lui-même: la manière de faire face aux situations rencontrées.
Pour les équipes soignantes confrontées à des situations lourdes et à forte charge, elle ouvre un espace collectif d'élaboration. Conduite par un tiers extérieur, elle permet de reprendre les situations, de distinguer ce qui revient à soi et ce qui tient au contexte, et de prévenir l'épuisement.
Adossée au binôme et au corpus Be & Rise, elle va au-delà du seul groupe de parole. Engagée dans le cadre institutionnel, elle relève de notre travail auprès des établissements.
Premier contact
La supervision n'est que la part visible
Beaucoup viennent chercher le regard d'un tiers. Ils repartent avec une connaissance d'eux-mêmes qui change durablement leur clinique.
Cet échange est lui-même couvert par le secret professionnel le plus strict.
